Manoeuvres de port et manoeuvres à la voile avec Bretagne Atlantic Yachting

Stages de chef de bord, stages de manoeuvres de port

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Voilier course - croisière

Max 4  stagiaires

450 - 550 € / stage de 6 jours

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    L'art de la manoeuvre de port!

    L'objectif de cette page est de vous permettre de vous familiariser avec une certaine approche des manouvres de port, en fonction des paramètres vent et courant, espace, possibilités de manoeuvre, effectif et capacités de l'équipage. Cette page n'a pas pour vocation à remplacer l'expérience pratique, acquise auprès d'une personne compétente. Elle va vous permettre d'acquérir ou de réviser des connaissances techniques et d'enrichir votre approche des manoeuvres de port. Les manoeuvres présentées ici ont été réalisées par les stagiaires, c'est donc vous qui pourriez être à leur place!

    Un peu de vocabulaire:

    L'étrave: l'avant du bateau.

    Le cul: l'arrière du bateau

    Le chaumard: pièce d'accastillage, servant en général à guider une amarre, afin que cette dernière ne vienne pas exercer de pression sur les pieds de balcon ou les chandeliers.

    Pointes (arrière ou avant). Une pointe avant part de l'avant du bateau vers un point à terre encore plus en avant. Son angle avec le ponton, ou le quai détermine si elle va travailler davantage en longitudinal ou en latéral.

     

    Une pointe arrière, part de l'arrière du bateau vers un point arrière encore plus en arrière. Elle empêche le bateau d'avancer.

    L'angle avec lequel tire la pointe détermine la composante longitudinale ou latérale. Plus l'angle entre la pointe et le bateau est plat (tend vers 0, plus la composante sera longitudinale). Dans le cas d'une pointe avant, le bateau ne pourra pas reculer.  Plus l'angle est ouvert (proche de 90 ° plus la composante est latéral, elle empêche le bateau de s'écarter.

    Une garde agit dans une direction inverse à celle de la pointe:

     

    Une garde montante, part de l'arrière du bateau et est frappée sur le ponton en avant de sa position. Elle monte de l'arrière vers l'avant. Elle est prévue en général pour empêcher le bateau de reculer.

    Une garde descendante, part de l'avant du bateau, et est frappée sur le ponton en arrière de son point de départ. Elle empêche le bateau d'avancer. En empêchant le bateau d'avancer, et en mettant des gaz en marche avant,  elle permet de créer un point de pivot sur l'étrave et ainsi d'écarter le cul du bateau.

    L'utilisation de la garde est très pratique pour certaines manoeuvres, voici un cas typique:

     

     

    L'amarre d'embelle:

    Cette amarre est très appréciée des marins navigant en équipage réduit. Elle part du milieur du bateau, le "bau". Elle permet de tenir le bateau grâce à une seule amarre: celle qui sort par le chaumard au milieu du bateau (ou taquet s'il y en a un sur le rail de fargue).

    Retrouvez ces amarres sur les schémas et la  photo ci dessous:

    Ci-dessous, 2 possibilités d'amarrage sur ponton ou catway.

    Les manoeuvres suivantes, sont toutes réalisées par des stagiaires (ou skipper stagiaires). C'est donc vous qui pourriez être à leur place et réussir ainsi de belles manoeuvres.

    Accostage à couple (photo)

    Voici une photo d'une manoeuvre d'accostage à couple qui se présente presque parfaitement. Le bateau qui vient à couple a bien disposé ses pare-battages : bonne hauteur et bonne couverture du bateau.

  • Toutes les amarres sont prêtes et les équipiers les ont à la main.
  • La vitesse, l'angle d'arrivée et l'espacement paraissent tout à fait adaptés. Bravo Roland, à la barre d'Europe!
  • Un équipier se trouve au hauban, prêt à débarquer : très bien, c'est à cet endroit que doit être l'équipier, mais c'est un autre équipier qui tient l'amarre et la donne à l'autre bateau. Est ce une bonne idée?

    Non...

    Pourquoi?

  • c'est au barreur de conduire sa manoeuvre jusqu'au bout et les amarres ne servent qu'à tenir le bateau. Il n'y a donc pas de précipitation à avoir pour passer l'amarre. Elle aurait du être dans la main de l'équipier qui se tenait au hauban.
  • L'équipier qui passe l'amarre sans pouvoir se tenir prend le risque de perdre l'équilibre et de passer à l'eau, entre les bateaux.

Commentaire: on assiste souvent dans les ports à une précipitation pour passer les amarres. La volonté de faire, ou d'aider à un moment inadapté conduit parfois à un incident, car la manoeuvre est bloquée, interrompue par une amarre tendue trop tôt. Certains bateaux (en général, des couples ou des équipages très expérimentés) refusent de l'aide dans leur manoeuvre de port pour éviter ces soucis potentiels.

Enseignement à en tirer: lorsque l'on veut aider un bateau à accoster: on se met simplement à disposition du skipper du bateau arrivant et on évite de prendre des initiatives, sauf lorsqu'il s'agit manifestement d'éviter une collision, dans le cas où le barreur ne maîtrise pas sa manoeuvre de port, ou bien si le bateau est non manoeuvrant en raison d'un problème technique.

Tout

Manoeuvre de port : Accostage sous le vent du ponton en équipage réduit avec l'amarre d'embelle

Sur la cette vidéo, nous accostons sous le vent du ponton. C'est à dire que le vent nous écarte du ponton. La manoeuvre est réalisée par un barreur et un équipier.  Il y a peu de place devant et peu de place derrière. Il s'agit donc d'une configuration réelle.

Le déroulement de cette manoeuvre de port

  • Le barreur se concentre tout d'abord sur l'angle d'approche et la vitesse du bateau. L'angle et la vitesse dépendent de la force et de la direction du vent.
  • Il met au neutre puis, avant d'engager la dernière phase de la manoeuvre de port met en arrière (simplement embrayé, au ralenti).
  • Le barreur se concentre sur le placement du bateau: ne pas toucher le ponton et arriver suffisamment près, avec suffisamment de vitesse pour que le vent ne l'écarte pas.
  • Lorsque le bateau est placé, il arrête le bateau en mettant des gaz en arrière. En regardant en latéral, il voit à quel moment le bateau s'arrête. Entre temps, sont équipier est descendu et à mis un tour mort autour d'un taquet. Le barreur peut maintenant stabiliser le bateau en mettant en avant, barre à bâbord.
  • Le bateau se stabilise, il peut alors passer les pointes à son équipier pour finir d'amarrer devant et derrière.

Variante de cette manoeuvre de port: Préparer un "oeil", c'est à dire une boucle, que l'on va  passer autour du taquet sans descendre du bateau, puis reprendre la tension, sur un winch. Cette variant n'est pas possible lorsqu'il n'y a pas de vrai taquet mais seulement un "pontet".

 

  • Manoeuvre de port : appareillage du ponton au vent du ponton avec l'amarre d'embelle

     

    Circonstances : Appareillage au vent du ponton. Le vent nous pousse contre le ponton. Il y a un bateau devant et le ponton derrière, qui serait très gênant pour un départ sur garde descendante (il faudrait faire une marche arrière). Quant à a la garde montante, elle ne fonctionnerait pas car le vent est trop latéral.

    Nous choisissons donc d'appareiller sur amarre d'embelle.

    • L'amarre d'embelle fait un aller et retour entre le bateau et le ponton, et revient sur un winsh pour pouvoir être réglée ou larguée facilement.

    • Il suffit d'embrayer en avant, mettre le gaz nécessaire par rapport à la force du vent et orienter le bateau avec la barre (le bateau étant tenu par un point, en son milieu, il est tout à fait manoeuvrant).

    • Une fois que nous avons suffisamment de marge de manoeuvre, et un peu de vitesse, nous pouvons larguer l'amarre d'embelle et la reprendre à bord.

    Gaëlle a filmé la manoeuvre en compagnie d'observateurs anglais.

     

    Autre illustration de l'utilisation de l'amarre d'embelle

    avec encore un peu moins de place en avant. L'amarre d'embelle remplace avantageusement le propulseur d'étrave! La video est directement commentée

     

    Appareillage d'un bateau à couple avec le vent sur l'avant bâbord

    Dans cette video, nous nous écartons du bateau à couple sur garde montante.

    Le vent nous rabat sur le bateau à couple. Nous devons donc utiliser une garde pour nous en écarter. Le vent soufflant de 45 ° sur l'avant bâbord, c'est la garde montante qui s'impose. Nous savons cependant que le bateau pivote beaucoup moins bien sur garde montante que sur garde descendante. Pourquoi?

    • En marche arrière, le safran ne reçoit pas de flux de l'hélice, il n'est donc quasiement pas opérant.

    • Sur garde descendante, la forme en V des bateaux, facilite le pivotement.

    Pour remédier à cette difficulté, Nous utilisons l'espace disponible en arrière du bateau à couple ainsi que l'angle de son cul pour faire un point de pivot. Comme vous pouvez le constater, cette manoeuvre est un petit peu "sensible", en raison des balcons arrière. Il faut en effet de l'attention pour bien positionner son pare-battage et calculer le décalage (la longueur de la garde) pour que les balcons ne viennent pas au contact. C'est ce que fait parfaitement Tom.

    Une fois passé l'axe du vent, la manoeuvre est gagnée. Le vent pouvant être oscillant dans un port, nous attendons d'être vraiment sûr de notre coup pour embrayer en avant, la manoeuvre ne peut alors plus échouer!

     

    Appareillage sous le vent du pouton, par vent soutenu et peu de place pour manoeuvrer - 2 Videos

    Circonstances : Sous le vent - vent soutenu et proximité d'autres bateaux, / ponton.  

    Nous utilisons simplement le vent et la tendance naturelle du bateau à pivoter, l'étrave sous le vent.

    • La pointe avant est larguée, la pointe arrière est tenue dans un premier temps.
    • L'étrave s'écarte. Pendant ce temps là, pour éviter le contact du cul avec le ponton, le barreur embraye en avant, tout doucement afin de laisser du temps à l'étrave pour l'écarter et se mettre dans la direction de la sortie.
    • La pointe arrière est larguée.
    • L'étrave continue de tomber avec le vent. Pour augmenter la rotation, on pourra mettre la barre à fond sur bâbord et donner une bonne impulsion au moteur. Dans la situation présente, ce ne sera pas nécessaire.

     

    Manoeuvre de port, appareillage à couple, rotation à 180 °, video directement commentée

    Voici l'illustration d'un moment clé de la manoeuvre: à peu près avec l'angle représenté sur le schéma ci-dessous, la première garde montante doit être larguée afin que la deuxième mise en place puisse prendre le relais et assurer la fin de la rotation

    Appareillage de la bouée sous voile.

    Cette manoeuvre marche à tous les coups, si elle est bien réalisée. Nous appareillons sous grand voile.

    Les facteurs clés pour réussir la manoeuvre sont:

    • S'assurer qu'il y a de la place du côté où l'on veut partir.
    • Hisser la grand voile et choquer complètement l'écoute. Il faut que le palan soit complètement ouvert, pour cela, le plus simple est de pousser sur la bôme.
    • Préparer son amarre en double, du côté au vent. Les deux brins seront tenus à la main.
    • Attendre la bonne oscillation du bateau (l'étrave franchit alternativement le lit du vent)
    • Lorsque l'équipier d'avant est bien au vent, il tire vigoureusement son amarre en double vers l'arrière et lâche une extrémité arrivé à l'arrière.
    • Le barreur abat pour ouvrir au maximum l'angle entre le vent et le bateau (si possible travers/ largue).
    • La grand voile est choquée au maximum afin que le bateau puisse abattre.
    • La vitesse créée ainsi que l'allure très ouverte, permettent aux safran et quille de bien travailler et ainsi de rendre le bateau parfaitement manoeuvrant.

    Appareillage en solo avec amarre d'embelle par vent léger

    • Conditions: vent faible écartant le voilier du Catway

    • Les Pare-battage ont été placés sous le vent, en position haute, afin de protéger le voilier en cas de dérive du au vent. 

    • L'amarre d'embelle qui travaille légèrement en garde a été mise sous tension en embrayant en avant

    • Pour faciliter le largage de l'amarre, celle ci a été frappée sur le winch de cockpit (bien entendu, elle a été passée en double).

    • La barre a été légèrement tournée sur tribord, afin de garder le bateau bien le long du ponton. Le bateau est maintenu simplement par une amarre (l'amarre d'embelle) et le moteur embrayé.

    • Lorsque le le skipper est prêt, il met le levier de gaz au neutre, pendant 2 à 3 secondes, comme préconisé puis en marche arrière.

    • Alors que le bateau commence à partir en marche arrière, le skipper largue l'amarre d'embelle et la récupère à son bord.

       

     

  • Empannage sous spi en solo, avec pilote automatique,  sans télécommande